Kalshi Remporte Une Bataille Juridique Fédérale Contre Les Tribus Californiennes

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Le 10 novembre 2025, le juge fédéral américain Jacqueline Scott Corley a statué en faveur de Kalshi dans une affaire judiciaire intentée par trois tribus californiennes. Ces tribus cherchaient à empêcher la plateforme de marché prédictif d’offrir des contrats d’événements sportifs sur leurs terres. Le tribunal a conclu que Kalshi opérait sous l’égide de la Commodity Exchange Act (CEA) et non des lois tribales ou des lois de l’État sur les jeux d’argent.

Les tribus de Blue Lake Rancheria, Chicken Ranch Rancheria des Indiens Me-Wuk, et Picayune Rancheria des Indiens Chukchansi avaient tenté de classer les contrats d’événements de Kalshi comme des jeux de classe III, régis par l’Indian Gaming Regulatory Act (IGRA). Cependant, la décision du tribunal a rejeté cette tentative, laissant le champ libre à Kalshi pour ses opérations sur ces terres, bien que l’affaire dans son ensemble demeure en suspens et qu’un appel soit probable.

Corley a souligné que seule la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) régule les contrats de Kalshi sous le droit fédéral, ce qui signifie que les tribunaux n’ont pas la compétence pour déterminer si les contrats d’événements de Kalshi violent la CEA. « Le Congrès n’a pas autorisé les tribunaux à statuer sur l’intérêt public de tels contrats; cette tâche revient uniquement à la Commission. »

La décision indique également que la Unlawful Internet Gambling Enforcement Act (UIGEA), et non l’IGRA, régit les opérations en ligne de Kalshi. Corley a expliqué que l’UIGEA, une législation plus récente et spécifique, s’applique aux jeux en ligne accessibles dans des lieux où ceux-ci sont illégaux, y compris les terres indiennes. Elle a précisé : « L’UIGEA, et non l’IGRA, régit la question du jeu en ligne contesté. »

En analysant la définition de « pari ou mise » de l’UIGEA, le tribunal a conclu que les contrats de Kalshi ne sont pas considérés comme des paris ou des mises, car ils sont menés sous les règles d’une entité enregistrée sous la Commodity Exchange Act. Ainsi, même si ces contrats sont reçus ou transmis par des personnes sur des terres indiennes, ils ne constituent pas des « jeux d’argent en ligne illégaux. »

Concernant les pactes tribaux, Corley a noté que ceux-ci ne régissent que les opérations tribales et non celles de tiers comme Kalshi. « La section 4.1(c) est silencieuse sur ce que des entreprises comme les défendeurs peuvent faire en ligne et ne concerne que les jeux que ‘la Tribu’ est ‘autorisée et permise à exploiter’. »

La décision de Corley s’appuie sur des précédents récents en faveur de Kalshi dans le New Jersey et le Nevada, où les tribunaux ont refusé d’entraver les contrats d’événements de Kalshi, reconnaissant leur légalité sous le droit fédéral. Ces précédents ont convaincu le tribunal que la revendication de légalité de Kalshi était faite « de bonne foi » et soutenue par un consensus judiciaire.

En réponse aux allégations des tribus selon lesquelles la phrase marketing de Kalshi — « Les paris sportifs sont légaux dans les 50 États sur Kalshi » — serait trompeuse, Corley a estimé que les déclarations d’opinion ne sont généralement pas recevables sous la Lanham Act. Elle a ajouté que l’affirmation de Kalshi est simplement une expression de l’opinion selon laquelle leur produit est légal, soutenue par plusieurs décisions judiciaires.

Reconnaissant la tension politique entre les intérêts fédéraux et tribaux, Corley a conclu : « Kalshi a peut-être trouvé un moyen de contourner les interdictions de jeux inter-États créées dans l’intérêt des Tribus. Mais… compte tenu du processus d’auto-certification de la Commodity Exchange Act, les plaignants n’ont pas réussi à démontrer une probabilité de succès sur leur réclamation IGRA. »

Cette décision pourrait avoir d’importantes répercussions pour Kalshi et l’industrie. En confirmant que les plateformes enregistrées sous la CEA échappent à la plupart des restrictions de jeux d’État ou tribales, elle limite également la portée de l’IGRA, souvent invoqué par les tribus. Le jugement suggère que les tribus pourraient devoir chercher des solutions législatives plutôt que judiciaires.

La décision du 10 novembre constitue une défaite pour les régulateurs étatiques et tribaux, en renforçant le précepte selon lequel la CFTC prime sur les lois d’État en matière de marchés de contrats d’événements. Cependant, elle pourrait inciter à une guidance fédérale supplémentaire, réclamée par nombre de sénateurs américains.

Enfin, la décision clarifie que le marketing autour des prédictions régulées au niveau fédéral demeure légal tant qu’il se réfère à des contrats d’événements et non à des jeux d’argent.

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