Le gouvernement ukrainien rapporte que son nouveau régulateur du jeu, PlayCity, a fait ses preuves en bloquant l’accès à plus de 2 500 casinos en ligne. Depuis sa création, PlayCity a également collecté plus de 1,4 milliard de UAH (33,2 millions de dollars) en frais de licence auprès des opérateurs de jeux de hasard agréés, selon un communiqué officiel du ministère ukrainien de la Transformation numérique.
Depuis son lancement le 21 mars, PlayCity a initié une « réforme à grande échelle » de l’industrie ukrainienne des jeux de hasard. Cette réforme vise à moderniser les règles régissant le secteur des paris. Grâce à une collaboration « efficace » avec la plateforme de partage de vidéos TikTok et Meta, l’opérateur de Facebook et Instagram, le régulateur a obtenu le pouvoir de demander « la suppression rapide de comptes et de publications » faisant la promotion de casinos illégaux. À ce jour, PlayCity a réussi à faire retirer « plus de 280 publications sur les réseaux sociaux » contenant des publicités pour des jeux d’argent illégaux.
Le ministère a déclaré que le régulateur a également révisé avec succès le processus de délivrance des licences de jeu, apportant « des revenus supplémentaires significatifs au budget de l’État ». Jusqu’à présent, l’agence a infligé plus de 52 millions de UAH (plus de 1,2 million de dollars) d’amendes aux blogueurs et aux opérateurs de médias pour « publicité illégale » de plateformes de jeux.
En octobre seulement, PlayCity a ordonné le blocage géographique de plus de 300 sites de casinos et a infligé des amendes aux opérateurs de plateformes de jeux illégales d’une valeur de 24 millions de UAH (569 000 dollars).
Dans un effort pour manière à renforcer la régulation du marché, PlayCity développe actuellement un nouveau registre national des addictions au jeu et espère dévoiler « un système moderne de surveillance en ligne ». Le ministère affirme que « l’approche du régulateur fonctionne clairement », notant qu’au dernier trimestre de l’année fiscale, 100 % des entreprises de jeux agréées ont soumis leurs rapports à temps, améliorant la discipline du marché.
Cependant, certains critiques se demandent si la répression stricte pourrait avoir des conséquences indésirables. « En resserrant trop les règles, on risque de pousser les opérateurs vers des marchés souterrains et moins réglementés », disent-ils. Ces sceptiques craignent que l’absence d’une approche équilibrée puisse finalement nuire aux objectifs de protection des consommateurs.
En août, PlayCity avait déjà révélé le lancement d’un nouvel outil de surveillance conçu pour détecter et fermer les sites de casinos illégaux. À travers ces mesures, le régulateur cherche à « créer un marché transparent, sûr et conforme » qui protège les parieurs des effets négatifs du jeu.
Cette initiative de réforme est vue par beaucoup comme une étape nécessaire pour réguler un marché qui, par le passé, a souffert d’un manque de surveillance adéquate. Mais tandis que les bénéfices fiscaux augmentent, la véritable épreuve sera de s’assurer que ces réformes mènent à une industrie du jeu plus responsable et éthique, tout en maintenant l’intérêt des opérateurs légitimes.

Luc Lemaire est un blogueur passionné qui adore écrire sur les casinos et l’industrie du jeu. Joueur à temps partiel depuis plusieurs années, il est fasciné par la psychologie du jeu.