Brighton Hove Albion Interdit L’Accès Aux Journalistes De The Guardian Suite À Des Accusations Contre Le Propriétaire

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En décembre 2025, le club de Premier League Brighton and Hove Albion a pris une décision radicale en interdisant l’accès à ses matchs aux reporters du journal britannique The Guardian. Cette décision fait suite à des accusations selon lesquelles le propriétaire du club, Tony Bloom, aurait parié sur les matchs de son propre club, une pratique strictement interdite par les règles de la Premier League.

Tony Bloom, qui a bâti sa fortune principalement grâce au jeu, a fermement nié ces allégations, déclarant publiquement qu’il n’avait jamais parié sur des matchs de Brighton depuis qu’il est devenu propriétaire en 2009. Dans une déclaration, Bloom a assuré aux supporters qu’un récent article de The Guardian était « inexact et trompeur », ajoutant qu’il n’a jamais enfreint les règles de la ligue.

L’article de The Guardian reposait sur des affirmations de Razer, co-propriétaire de la plateforme de jeux en ligne Rollbit, selon lesquelles Bloom aurait utilisé un prête-nom pour parier sur son équipe à travers cette plateforme. En réponse, Brighton a jugé inapproprié d’accréditer les journalistes et photographes de The Guardian à ses événements au stade de l’Amex, dès le match contre West Ham.

Plus tôt cette année, Rollbit avait déposé une requête de découverte aux États-Unis pour identifier l’individu derrière un syndicat présumé qui pariait sur sa plateforme. Selon les documents judiciaires, ce syndicat aurait parié via un certain John Hopkins, connu pour être un joueur de poker, qui aurait reçu un bonus de 1 310 $ pour ouvrir un compte en février 2023. À cette époque, bien que Rollbit ne soit pas encore licencié au Royaume-Uni, il opérait via un partenariat en marque blanche avec Grace Media.

Le compte de Hopkins a accumulé 70 millions de dollars de gains, dont 50 millions ont été versés par Rollbit. Les transferts importants et les méthodes de transactions ont éveillé les soupçons que Hopkins pouvait agir pour le compte d’un syndicat. Son compte a été clôturé en 2024 en raison de questions sur son identité et sa localisation, et le véritable propriétaire du compte, identifié seulement comme « John Doe », est intervenu pour protéger ses informations personnelles.

Bien que Rollbit n’ait pas prouvé officiellement un lien avec Bloom, son co-fondateur reste convaincu que l’homme d’affaires est impliqué et que certaines mises concernaient des matchs de Brighton.

Face à ces allégations, des députés britanniques, comme Clive Efford, ont appelé la Fédération anglaise de football (FA) à mener une enquête. Efford a souligné que quiconque peut influencer le résultat d’un match ne doit pas parier sur ce dernier. La FA est appelée à se pencher sérieusement sur ces allégations et à publier ses conclusions. Des sanctions sévères ont déjà été appliquées à des joueurs pour avoir parié, et les propriétaires de clubs ne doivent pas être exemptés des règles.

Au Royaume-Uni, il est interdit aux joueurs de parier sur des matchs de football, même ceux n’impliquant pas directement leur équipe. Plus tôt cette année, des stars de la Premier League, comme Ivan Toney et Sandro Tonali, ont été lourdement sanctionnées pour des paris sur des matchs.

En parallèle, Tony Bloom fait également l’objet d’un procès par un ancien associé, Ryan Dudfield, qui revendique une part des bénéfices de son syndicat de paris, Starlizard. Dudfield prétend que le syndicat, qui aurait utilisé un joueur « whale » nommé George Cottrell pour parier sur Stake, lui doit de l’argent. Selon lui, le syndicat aurait faussement affirmé que Cottrell avait cessé de parier alors qu’il continuait pour le compte de Starlizard, qui générerait jusqu’à 250 millions de dollars de profits.

Alors que Bloom n’a pas encore répondu à ces accusations, une source proche de lui a indiqué qu’il prévoyait de le faire « en temps voulu ». Ces affaires soulèvent des questions sur les pratiques de jeu dans le milieu du football, où l’intégrité et le respect des règles restent des enjeux cruciaux.

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