Le 16 décembre 2025, à Las Vegas, le réveil du jeudi se fait à l’Aria Casino dès 6 heures du matin, avec des joueurs déjà installés aux machines à sous. L’odeur de la fumée de cigarette se fait sentir, étrangement familière mais pas désagréable. Malgré les nombreux articles sur la chance changeante de Las Vegas, la ville peut toujours vider les portefeuilles aussi rapidement qu’un ivrogne vide son verre. La découverte d’un café à 5 dollars à l’Aria Pâtisserie laisse présager une bonne journée de travail.
C’est mon premier jour complet en ville et un match de football du jeudi soir entre les Falcons et les Buccaneers est à l’horizon. Atlanta est déjà sortis de la course pour les playoffs, et les parieurs chez DraftKings misent massivement sur les favoris, avec 82 % des mises et 85 % des tickets en faveur de Tampa Bay. Nous, nous misons à l’inverse.
DraftKings, ma plateforme de paris habituelle en Caroline du Nord, est absente au Nevada. Bien qu’ayant détenu une licence d’État, DraftKings n’a jamais opéré dans le Nevada, et le récent retrait de FanDuel et DraftKings du marché a renforcé cette absence. À l’Aria, propriété de MGM, le BetMGM Sportsbook propose une cote pour les Falcons à +5.5 (-105), et notre premier pari de la journée suit cette voie.
Le vendredi matin, les Falcons célèbrent une victoire de 29-28 contre les Bucs. La satisfaction d’une victoire contre la tendance générale est palpable, bien que rare, illustrant la nature incertaine des paris sportifs. En tant que parieur récréatif, je respecte grandement la notion d’addiction, et plus encore, la peur d’y succomber. Pourquoi certaines personnes parviennent-elles à se contrôler alors que d’autres non ? C’est une question qui m’accompagne.
Ma femme, Donna, qui vient de conclure son Forum Athlétique Intercollegial pour Sports Business Journal, adore jouer aux machines à sous à Vegas. Ma crainte des machines à sous remonte à mon premier voyage à Las Vegas, où j’avais irrationnellement peur que mon beau-père perde tout notre argent. Heureusement, cela ne s’est jamais produit, mais cette peur a persisté.
Je suis habituellement adepte du blackjack, mais Donna m’a introduit aux plaisirs des machines à sous, notamment les machines Wheel of Fortune d’IGT, irrésistibles pour elle. Les effets dopaminergiques du jeu sont indéniables, même en tant qu’observateur.
En fin de matinée, nous décidons de nous promener sur The Strip pour le déjeuner. Las Vegas connaît des températures record cette semaine, atteignant un confortable milieu des 70 degrés Fahrenheit, comme si l’Office du Tourisme avait passé commande.
En quittant l’hôtel, l’odeur des cigarettes cède la place à celle du cannabis, plus prononcée sur The Strip. Un imitateur d’Elvis, en fauteuil roulant, passe en prenant une bouffée significative. Viva Las Vegas, en effet.
Plus tard, au Sphere, le groupe Zac Brown se produit avec brio. Le lieu dépasse les attentes avec son mélange unique d’images et de sons. Seul bémol, le prix d’une bière Coors Light draft à 22 dollars, un aspect que Rick Harrison de Pawn Stars aurait sans doute critiqué lors d’une visite à Vegas.
De retour à l’hôtel, la bouteille offerte de Maker’s Mark a été remplacée par une bouteille de Buffalo Trace, parfois difficile à trouver en Caroline du Sud, mais pas sur The Strip, où tous les vices sont accessibles. En tant qu’ancien consommateur de tabac à chiquer, je suis choqué de voir une boîte de Zyn vendue 12 dollars, alors qu’elle coûte 14 dollars le rouleau (cinq boîtes) chez moi. Un dernier vice pour la soirée : nous retournons aux machines Wheel of Fortune avec un bon de 109 dollars pour Donna, après sa perte de 300 dollars la veille.
C’est une surcharge sensorielle ce vendredi soir à l’Aria pendant la semaine du rodéo. Le nombre de chapeaux de cowboy dans le casino pourrait dépasser les 450.5. Les visiteurs se préparent pour le dernier jour des Wrangler National Finals Rodeo demain, certains d’entre eux risquant une journée difficile après l’excès de la veille.
Des événements étranges peuvent se produire ici. L’année dernière, le grand joueur Michael Duke Thomson s’est réveillé à l’Aria menotté, sans souvenir de la veille. Pour aggraver la situation, les responsables de l’hôtel lui ont annoncé qu’il devait 75 000 dollars en crédits de jeu. Thomson a depuis porté plainte devant la Cour de District des États-Unis dans le Nevada.
Retour sur le plancher du casino, Donna réussit bien à la machine Wheel of Fortune, transformant 109 dollars en 700. Elle décide sagement de s’arrêter là. Il y aura d’autres jeux à l’aéroport demain, mais dans l’ensemble, nous terminons la semaine à peu près à l’équilibre.
Amen.

Luc Lemaire est un blogueur passionné qui adore écrire sur les casinos et l’industrie du jeu. Joueur à temps partiel depuis plusieurs années, il est fasciné par la psychologie du jeu.