En janvier 2026, le gagnant du Mega Millions, Faramarz Lahijani, a perdu son procès contre la California Lottery pour réclamer un second jackpot de 197,5 millions de dollars. Lahijani soutenait avoir acheté deux billets identiques pour le tirage de décembre 2023, mais avait égaré l’un d’eux.
Le juge de la Cour supérieure de Los Angeles, Rolf M. Treu, a déclaré qu’en l’absence de billet, le prix ne pouvait être réclamé. Le même jugement a été rendu contre une autre résidente californienne, Cheryl Wilson, qui déclarait également avoir acheté le billet gagnant sans pouvoir le produire. Wilson a affirmé que celui-ci avait été volé par un ancien employeur.
Les billets gagnants, vendus à une station Chevron sur Ventura Boulevard à Encino, portaient les numéros 21, 26, 53, 66, 70, avec le numéro Mega Ball 13. Lahijani avait initialement revendiqué un des jackpots en présentant un billet gagnant en juin 2024, mais n’a pas pu produire le second billet avant la date limite d’un an pour le réclamer. En désespoir de cause, il a intenté un procès quelques jours avant l’expiration de ce délai en décembre 2024.
La California Lottery a souligné que la remise de gains sans billet valide contreviendrait à la loi de l’État. Dans ses documents juridiques, elle a clairement indiqué : « Le paiement d’un prix Mega Millions sans la soumission d’un billet gagnant valide est expressément interdit par les règles du jeu Mega Millions et par les statuts et règlements applicables de la Californie. »
La conclusion du procès a pris plus d’un an, avec le jugement final rendu par le juge Treu. Par conséquent, les 197,5 millions de dollars restants du jackpot total de 395 millions de dollars ne seront pas attribués.
Cheryl Wilson, dans son intervention, a fait valoir qu’elle était la véritable gagnante du billet perdu, mais le tribunal a rejeté sa requête, notant que cela transformerait l’affaire en un vaste débat sur le vol présumé, la fraude, la conspiration et les droits contractuels de Wilson. Elle avait proposé de régler pour moins que le montant total de 197,5 millions de dollars, mais sans billet, sa revendication n’a pas été acceptée.
Cette affaire souligne les enjeux juridiques et les défis associés aux loteries, où la preuve d’achat par le billet est essentielle pour toute réclamation. Le protocole strict et les règles en vigueur visent à prévenir les fraudes et à garantir l’équité du jeu, mais les cas comme ceux de Lahijani et Wilson révèlent les limites et les frustrations que peuvent rencontrer les participants dans des situations disputées.
Un exemple contrastant avec ce verdict est celui d’un différend au Texas, où une femme ayant gagné un jackpot de 83,5 millions de dollars a finalement reçu 43,5 millions après avoir produit son billet gagnant. La dispute portait sur l’utilisation d’un service de messagerie tiers pour l’achat du billet, pratique que l’État a décidé de bannir après cette affaire.
Ces cas démontrent la complexité des litiges liés aux gains de loterie, mettant en évidence l’importance des preuves tangibles et des règles établies pour naviguer dans ces conflits. Tandis que Lahijani et Wilson ont vu leurs espoirs de richesse s’évanouir, la Californie reste ferme sur sa position de ne pas céder sans preuve concluante.

Luc Lemaire est un blogueur passionné qui adore écrire sur les casinos et l’industrie du jeu. Joueur à temps partiel depuis plusieurs années, il est fasciné par la psychologie du jeu.