En mai 2026, un homme chinois, ayant tenté de signaler à la police des tricheries lors d’une session de jeu illégale, se retrouve derrière les barreaux. L’homme, connu sous le nom de Wu, participait à des parties de tui bing zi, un jeu de hasard populaire utilisant des tuiles de mahjong, dans un endroit non divulgué de la ville d’Anshan, dans la province du Liaoning.
Le tui bing zi demande aux participants de surpasser le croupier, similaire au blackjack. Cependant, Wu a commencé à soupçonner ses camarades de jeu de comploter pour tricher et s’assurer qu’il perde constamment, selon le média chinois GWM. Cette session de jeu illégale impliquait huit autres individus.
Une situation burlesque s’est déroulée lorsque Wu a contacté un poste de police local pour se plaindre d’avoir perdu 2 300 yuans (environ 340 dollars) lors d’un tournoi truqué de tui bing zi. Il a supplié les autorités de faire justice. Les officiers dépêchés sur place ont constaté que la session de jeu était terminée, mais Wu et deux autres individus étaient encore sur les lieux à débattre.
Tous trois ont été arrêtés. Au cours de l’interrogatoire, le groupe a avoué sans réserve. Plus tard, la police a arrêté un homme nommé Wang, qui avait utilisé des « lunettes sur mesure » pour tricher.
Wang a été emprisonné pour 15 jours. Cependant, Wu et les sept autres ont également été condamnés à 10 jours de prison pour jeu illégal. En outre, une amende totale de 1 000 yuans (environ 150 dollars) a été infligée à tous les participants, sauf un. Un homme, nommé Zhou, a écopé d’une amende de 300 dollars car il avait organisé le tournoi.
Les forces de l’ordre à travers la Chine continuent de lutter contre une vague d’enjeux illégaux. Selon les détectives, les joueurs se rassemblent désormais dans des bâtiments abandonnés et des zones rurales isolées. Les gangs sont devenus très organisés, utilisant des applications de chat cryptées pour organiser des sessions clandestines et des équipements de vidéosurveillance pour surveiller l’arrivée de la police.
Les organisateurs des cercles de paris pensent que ces mesures les aideront à éviter la détection. Toutefois, les agents affirment qu’ils s’appuient sur un vaste réseau d’informateurs et de drones pour identifier et arrêter les parieurs illégaux.
En Chine, toutes les formes de jeu sont interdites, à l’exception des deux loteries nationales gérées par l’État. Le gouvernement considère ces loteries comme des formes de financement autorisées par l’État. Toutefois, le constat est unanime : la détermination à enrayer le phénomène des jeux illégaux ne faiblit pas.
D’un autre point de vue, certains observateurs avancent que la répression ne fait qu’accroître la clandestinité des paris et n’adresse pas les causes profondes de la quête de jeu, telles que la recherche de gains rapides ou le manque d’options de divertissement. Le travail de fond doit être fait, disent-ils, pour traiter ces racines sociétales et prévenir les dérives.
Dans ce contexte d’illégalité stricte, un joueur réfléchit à voix haute : « Peut-être que si le jeu n’était pas une activité complètement interdite, mais plutôt régulée, nous pourrions éviter de telles situations. La clandestinité ne fait qu’engendrer plus de problèmes. » Pourtant, les autorités défendent leur position, soulignant que le contrôle strict est nécessaire pour protéger les citoyens des dangers du jeu excessif.
En fin de compte, l’histoire de Wu illustre les conséquences inattendues de la lutte contre les jeux illégaux en Chine. Alors que le pays continue de renforcer les lois et stratégies pour combattre ce phénomène, il reste à voir si ces mesures suffiront à dissuader les joueurs ou si de nouvelles approches seront nécessaires pour qu’une coexistence plus saine soit possible.

Luc Lemaire est un blogueur passionné qui adore écrire sur les casinos et l’industrie du jeu. Joueur à temps partiel depuis plusieurs années, il est fasciné par la psychologie du jeu.