Augmentation des Frais pour les Entreprises de Jeux au Royaume-Uni: Une Révélation

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En janvier 2026, la Commission des jeux du Royaume-Uni a dévoilé ses intentions d’augmenter les frais de licences pour les opérateurs de jeux dans le pays. Les documents, qui ont depuis été retirés du site gouvernemental, montrent que le régulateur envisage une hausse de 30 % des frais, bien que d’autres propositions aient également été considérées.

Cette fuite est apparue sur le site du gouvernement sous la rubrique « Consultations -> Changements Proposés aux Frais de la Commission des jeux ». La page indique maintenant : « Les informations sur cette page ont été supprimées car elles ont été publiées par erreur. Publication de la consultation retardée. »

L’année dernière, le Royaume-Uni a également connu une fuite de son Budget, lorsque l’Office for Budget Responsibility avait publié accidentellement ses plans avant que Rachel Reeves ne fasse une déclaration officielle au parlement. Reeves a ensuite confirmé que le gouvernement allait augmenter les taxes sur les entreprises de jeux, avec par exemple un passage de 21 % à 40 % pour les casinos en ligne. Les paris sportifs seront également taxés à 25 % l’année prochaine, contre 15 % actuellement.

Les entreprises s’opposent fermement à ces augmentations et seront probablement mécontentes de la proposition de la Commission pour augmenter les frais de licence. Les documents indiquent que la Commission recommande une hausse de 30 % pour combler un déficit budgétaire. Un procès lié à l’attribution de la Loterie Nationale à Allwyn a alourdi les coûts de l’organisation.

Sans fonds supplémentaires, la Commission prévoit un déficit de 7 millions de livres (10 millions de dollars) au cours des deux prochaines années, montant à 9,5 millions de livres (13 millions de dollars) de 2030 à 2031.

Trois Options Explorées d’Ici Mars

La fuite a révélé trois options à l’étude pour l’augmentation des frais de licence :

Option 1 : Augmenter les frais de 30 % (préférée par la Commission)

Option 2 : Augmenter les frais de 20 %

Option 3 : Augmenter les frais de 20 % avec un supplément de 10 % pour lutter contre le marché illégal

Le gouvernement a montré une préférence pour l’option 3. Les entreprises de jeux affirment que l’augmentation des frais poussera de plus en plus d’utilisateurs vers des plateformes de jeux illégales.

La période de consultation se poursuivra jusqu’à la fin mars cette année, avec une approbation et une mise en œuvre des nouveaux frais dès octobre. Les entreprises commenceront à payer les taux d’imposition plus élevés en avril.

La Commission privilégie une augmentation directe de 30 %, ce qui, selon elle, générera 8,7 millions de livres (12 millions de dollars) de financement annuel supplémentaire, couvrant ainsi le déficit prévu.

Des Frais Variables Selon le Type d’Entreprise

Actuellement, le Royaume-Uni facture aux entreprises des frais de demande de licence basés sur une échelle variable, en fonction du type de licence et de la taille de l’opérateur. Par exemple, les demandes de licence pour un casino en ligne sont facturées à un minimum de 4 224 livres (5 800 dollars), pouvant atteindre 91 686 livres (125 000 dollars) pour les entreprises générant un chiffre d’affaires supérieur à 1 milliard de livres.

La hausse des frais sera également calculée en fonction de la part de marché et du risque réglementaire. Les licences pour les Paris Généraux Limités, les Gestionnaires de Loteries Externes et les Loteries de Société recevront une augmentation en pourcentage fixe basée sur les niveaux de frais actuels.

Si l’option 2 ou 3 est retenue, la Commission devra faire des réductions de coûts significatives pour faire face au déficit à venir. Si le gouvernement approuve une augmentation de 20 %, il faudra réaliser des économies de 15,8 millions de livres (21,7 millions de dollars) au cours des six prochaines années, nécessitant une réduction de l’effectif d’environ 10 %.

Cela, dit-elle, réduira considérablement les efforts qu’elle peut déployer pour lutter contre les jeux illégaux. Le régulateur a émis 516 ordres de cesser et s’abstenir l’année dernière et a facilité la suppression de 95 705 URL de jeux illégaux.

Tandis que la Commission soutient que les entreprises de jeux doivent payer plus pour financer sa lutte contre les jeux illégaux, les entreprises agréées affirment que l’augmentation de leurs coûts mènera à un marché légal moins favorable, poussant les utilisateurs vers des plateformes non agréées.

Le même jour que la fuite sur le site du gouvernement, la société de jeux basée au Royaume-Uni, Evoke, a publié ses résultats du quatrième trimestre. Son PDG, Per Widerström, a de nouveau critiqué les augmentations fiscales, déclarant : « Nous continuons de croire que ces augmentations fiscales auront un impact négatif sur la contribution économique de l’industrie, la protection des clients et finiront par soutenir davantage la croissance du marché noir illégal. »

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