Avertissement du Procureur Général de New York contre les marchés de prédiction pour le Super Bowl

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Le 2 février 2026, à l’approche du Super Bowl, le Procureur Général de New York, Letitia James, a averti les résidents de l’État de se méfier des marchés de prédiction. Elle a décrit ces marchés comme des « plateformes en ligne offrant des paris déguisés en ‘contrats d’événements’. »

En opérant en dehors du cadre de licence et de protection des consommateurs de New York, ces plateformes exposent les consommateurs à des risques financiers accrus. Selon James, « les New-Yorkais doivent être conscients des risques importants associés aux marchés de prédiction non réglementés. » Elle a souligné que ces marchés ne bénéficient pas des mêmes protections que les plateformes régulées et a exhorté les citoyens à protéger leur argent.

Le bureau du procureur général a également mis en garde les opérateurs de ces marchés, soulignant que « la conduite, la publicité et la promotion des paris sportifs non autorisés violent les lois sur le jeu de New York et peuvent entraîner des responsabilités civiles et pénales. »

Les marchés de prédiction, selon le bureau de James, fonctionnent comme des produits de jeu mais sans les garanties auxquelles les New-Yorkais s’attendent des opérateurs agréés. L’alerte mentionne l’absence de programmes de jeu responsable, de contrôles contre le jeu des mineurs, de limites sur la publicité prédatrice ou trompeuse, de procédures pour identifier les clients souffrant d’addiction, et d’options d’auto-exclusion.

Elle met aussi en évidence des préoccupations de conformité et de solvabilité, que les régulateurs d’État examinent lorsqu’ils évaluent les opérateurs licenciés. Des rapports du secteur financier indiquent que ces marchés peuvent créer des risques financiers supplémentaires pour les utilisateurs, notamment des situations de surendettement.

L’alerte conseille aux New-Yorkais de vérifier si la plateforme qu’ils utilisent est agréée par la New York Gaming Commission, de considérer les autres comme potentiellement illégales et d’éviter de parier de l’argent qu’ils ne peuvent pas se permettre de perdre.

En parallèle, les contrats d’événements liés au Super Bowl se multiplient sur ces marchés, y compris une forme spécifique appelée « mention markets ». Ces derniers permettent aux utilisateurs de parier sur l’utilisation de phrases spécifiques par un commentateur pendant le Super Bowl. Selon ESPN, des parieurs ont misé plus de 47 millions de dollars sur ce que pourraient dire des commentateurs comme Mike Tirico et Cris Collinsworth.

Ces « mention markets » sont controversés car considérés comme facilement manipulables, le pari étant lié à une déclaration précise qu’un interlocuteur peut influencer.

Lors des Grammy Awards du 1er février, Trevor Noah a plaisanté à ce sujet, mettant en lumière une préoccupation majeure : les mots d’une seule personne peuvent déterminer l’issue d’un pari.

La NFL se distance de ces marchés, les intégrant à sa liste d’interdiction de publicité et bannissant leurs publicités pendant le Super Bowl LX.

L’alerte du Procureur Général évoque également l’absence de protection contre les paris d’initiés. Ce problème a attiré l’attention après qu’un portefeuille nouvellement créé sur la plateforme internationale de Polymarket a effectué un pari opportun sur la destitution du président vénézuélien Nicolás Maduro, juste avant qu’il ne soit capturé par les forces spéciales américaines. Ce pari a rapporté plus de 400 000 dollars, soulevant des questions sur les informations détenues par les parieurs.

En réponse, le député Ritchie Torres (D-NY) a proposé une législation interdisant aux fonctionnaires de trader sur les marchés de prédiction s’ils possèdent des informations non publiques. Cette législation vise à combler un « vide éthique » et à appliquer les principes de l’initié au domaine des contrats d’événements.

Alors que le Super Bowl pourrait populariser encore davantage ces marchés, l’avertissement de James est un rappel que ces plateformes peuvent ne pas tenir leurs promesses, et que New York est prêt à traiter les activités de paris sportifs non licenciés comme un risque juridique pour les opérateurs actifs dans l’État.

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