Le 18 février, les régulateurs de l’Arkansas ont confirmé que DraftKings et FanDuel, deux des plus grandes plateformes de paris sportifs aux États-Unis, ont officiellement déposé des demandes pour entrer sur le marché des paris sportifs mobiles de l’État. Scott Hardin, porte-parole du Département des Finances et de l’Administration de l’Arkansas, a précisé à KNWA/Fox 24 que, sous réserve de l’approbation réglementaire, ces entreprises seraient éligibles pour s’associer avec l’un des trois casinos agréés de l’État : Oaklawn Casino à Hot Springs, Saracen Casino à Pine Bluff, et Southland Casino à West Memphis.
Si les demandes sont approuvées, les casinos pourront choisir de travailler avec FanDuel ou DraftKings en tant qu’opérateurs tiers pour leurs plateformes de paris sportifs mobiles. La décision est maintenant entre les mains de la Commission des Courses de l’Arkansas, bien que les commissaires n’aient pas encore fixé de date pour revoir ces demandes. Ils envisagent une réunion plus tard dans le mois pour discuter de ces candidatures.
Hardin a souligné que le partenariat entre un casino de l’Arkansas et un tiers est autorisé si la Commission des Courses approuve le tiers et si un casino choisit de collaborer avec cette entreprise. Si les candidatures reçoivent l’aval des régulateurs, l’Arkansas rejoindrait un nombre croissant d’États où ces deux opérateurs sont actifs. Actuellement, FanDuel propose des paris sportifs dans 26 États et à Porto Rico, tandis que DraftKings est présent dans 27 États.
L’Arkansas a adopté une approche différente lors de la légalisation des paris sportifs en 2018, se concentrant exclusivement sur des paris en personne dans ses trois casinos agréés. Bien que les paris sportifs en ligne aient été légalisés en mars 2022, une condition a été imposée : toutes les plateformes numériques doivent s’associer avec l’un des trois casinos agréés de l’État. Dans le cadre de ce partenariat, le casino local doit conserver au moins 51 % des revenus nets générés par la plateforme mobile. Ce seuil est devenu un obstacle majeur pour les opérateurs nationaux qui, dans de nombreux États, perçoivent généralement la majorité des revenus mobiles.
Cette règle de partage des revenus de 51 % a été vue par beaucoup comme un point de rupture, car les marges d’exploitation sont généralement plus élevées. Pourtant, les dépôts de DraftKings et FanDuel montrent qu’au moins deux opérateurs sont prêts à travailler dans ces conditions spécifiques. Actuellement, les options de paris pour les résidents de l’Arkansas se limitent aux applications mobiles propres aux trois casinos terrestres de l’État. Si les régulateurs donnent leur feu vert à DraftKings et FanDuel, cela pourrait bientôt évoluer.
Malgré une présence limitée à travers ses offres de Daily Fantasy Sports, DraftKings n’est pas complètement absent de l’Arkansas. Toutefois, une approbation de la Commission des Courses ne signifie pas un lancement immédiat. Chaque casino devra encore décider indépendamment de s’associer ou non avec l’un de ces opérateurs.
Les perspectives pour l’Arkansas semblent prometteuses, bien que certains acteurs locaux demeurent sceptiques sur l’impact potentiel de l’entrée de géants nationaux dans le marché. Certains critiques avancent que le modèle actuel protège les intérêts locaux et craintent que des entreprises comme DraftKings et FanDuel ne dominent le marché au détriment des opérateurs locaux. En revanche, d’autres sont convaincus que l’arrivée de ces opérateurs augmentera la compétition, améliorera les services et attirera de nouveaux parieurs dans l’État.
Ainsi, l’Arkansas se trouve à un carrefour, pesant les avantages de l’innovation et de l’expansion contre la préservation des intérêts économiques locaux. Cette décision pourrait bien redéfinir le paysage des paris sportifs dans l’État pour les années à venir.

Luc Lemaire est un blogueur passionné qui adore écrire sur les casinos et l’industrie du jeu. Joueur à temps partiel depuis plusieurs années, il est fasciné par la psychologie du jeu.