Une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Université d’État de l’Ohio a révélé qu’un prébiotique présent dans les haricots rouges et d’autres aliments pourrait améliorer la santé intestinale, ce qui, à son tour, réduit les comportements impulsifs, y compris le jeu problématique. L’étude a mesuré les effets du prébiotique sur des rats après une lésion cérébrale traumatique, mais les résultats pourraient offrir des perspectives sur la manière de diminuer le jeu compulsif chez les humains.
Les chercheurs ont découvert que l’ajout de galacto-oligosaccharide (GOS) au régime alimentaire des rats avant et après une lésion cérébrale traumatique diminuait leur impulsivité lors d’un test de prise de décision lié au jeu. Dans l’étude, les rats recevaient un régime où le GOS constituait 2% de leur consommation alimentaire quotidienne totale. On trouve du GOS dans des produits laitiers, des haricots et certaines noix, avec les sources principales incluant le lait de vache, le yaourt, le fromage, les pois chiches, les lentilles et les haricots rouges.
Les Haricots Rouges et les Suppléments Pourraient Aider à Réduire les Comportements Impulsifs
Les haricots rouges sont l’une des meilleures sources de GOS, contenant entre 1 et 1,5 g par 100 g. Cela signifie que les gens devraient prendre des suppléments pour augmenter le GOS jusqu’à 2% de leur régime alimentaire global. De nombreux suppléments prébiotiques contiennent également du GOS. Dans l’étude, les rats qui ont reçu des suppléments ont montré nettement moins de problèmes de contrôle des impulsions. Le Dr Cole Vonder Haar, qui a dirigé l’étude, a qualifié les résultats d’un rare cas où un traitement montre des effets bénéfiques dans la réduction des comportements impulsifs.
Il a indiqué qu’il s’agit d’un effet modeste. Les rats demeurent plus impulsifs que les animaux témoins sans blessure, mais leur impulsivité est réduite par rapport à leurs homologues blessés. « C’est l’une des rares fois où il semble qu’un traitement ait des effets bénéfiques », a-t-il déclaré.
Réduire le comportement impulsif représente un défi pour les chercheurs. Cependant, il est facile d’augmenter le comportement impulsif, comme le montre une autre étude cette semaine qui a révélé qu’un médicament antipsychotique utilisé pour traiter la dépression avait pour effet secondaire d’accentuer le jeu problématique chez les patients.
L’Étude Suggère que la Santé Intestinale est Essentielle pour la Prise de Décision
Pendant la tâche de jeu pour les rongeurs, qui évalue la prise de décision et l’impulsivité, les rats avaient quatre choix, chacun offrant des quantités variées de granulés de sucre en récompense. Au fil du temps, ils apprennent ce que chaque option fournit. Et, comme l’explique Vonder Haar, « l’une des principales choses que nous voyons est que les blessures cérébrales suppriment vraiment la capacité à faire cela correctement. Nos modèles de rats montrent vraiment cette altération chronique à long terme, ce que les patients aussi rencontrent. »
Les découvertes antérieures ont fortement lié les blessures cérébrales au comportement impulsif. Les individus ayant subi une lésion cérébrale traumatique sont plus susceptibles de développer des problèmes de jeu, même en contrôlant pour d’autres facteurs tels que l’abus d’alcool ou la dépression.
L’un des facteurs clés pouvant entraîner ce comportement impulsif pourrait être la santé intestinale, qui se détériore après une blessure cérébrale. Des recherches ont montré un lien entre la santé intestinale et la prise de décision, mais les résultats de cette recherche fournissent des preuves d’une relation causale. Améliorer la santé intestinale pourrait directement conduire à une meilleure prise de décision, permettant aux individus de mieux contrôler les comportements impulsifs, comme le jeu problématique.
Vonder Haar a souligné que la compréhension de l’impact de la santé intestinale sur la prise de décision n’est pas encore complète. Il est également important de noter qu’il ne s’agit pas d’un conseil médical et que les résultats n’ont pas encore été reproduits chez des sujets humains.
Cependant, certains experts suggèrent que la santé intestinale et son lien avec les comportements impulsifs devraient être explorés davantage, en particulier dans le contexte des lésions cérébrales. Un sceptique pourrait faire valoir que bien que l’étude fournisse des preuves intéressantes, les résultats sur les rats ne se traduisent pas toujours directement chez les humains. Ainsi, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer si ces résultats peuvent être appliqués à la gestion des comportements impulsifs chez l’homme.
D’un autre point de vue, d’autres scientifiques peuvent estimer que cette découverte ouvre de nouvelles voies pour comprendre comment les facteurs biologiques influencent les comportements complexes et souvent destructeurs. En mettant l’accent sur la santé intestinale, de nouvelles thérapies pourraient être développées pour lutter contre divers troubles liés à l’impulsivité, avec le jeu problématique en tête de liste.
Cette recherche innovante soulève donc plus de questions qu’elle n’apporte de réponses définitives, mais elle lance un débat essentiel sur l’interconnexion entre santé physique et comportements mentaux. Les résultats de cette étude alimenteront probablement des discussions futures et encourageront de nouvelles enquêtes sur la façon dont les prébiotiques peuvent potentiellement transformer des aspects de la santé mentale humaine.

Luc Lemaire est un blogueur passionné qui adore écrire sur les casinos et l’industrie du jeu. Joueur à temps partiel depuis plusieurs années, il est fasciné par la psychologie du jeu.