La semaine dernière, l’ETF Roundhill Sports Betting & iGaming (NYSE: BETZ), qui investit dans un panier d’entreprises de jeux, a progressé de 1,28 %. Cependant, il a sous-performé par rapport à l’indice S&P 500, lequel a atteint de nouveaux sommets durant cette semaine raccourcie par les fêtes. Les rendements depuis le début de l’année de cet ETF sont légèrement inférieurs à ceux de l’indice général. Bien qu’il ait surperformé les marchés de manière significative pendant une partie de l’année, les actions de jeux ont perdu de l’élan en octobre et novembre.
Parmi les grands gagnants de la semaine dernière figuraient The Star Entertainment Group et Light and Wonder. À l’inverse, Skillz et le Rank Group ont été parmi les plus grands perdants.
Le Groupe Star Entertainment (ASX: SGR) a enregistré une hausse de 13,04 %, ce qui en fait le plus grand gagnant parmi les actions de jeux de notre couverture cette semaine. En effet, le titre avait déjà vu sa capitalisation boursière augmenter d’un quart la semaine précédente. Néanmoins, malgré ces gains, l’action reste en baisse de près de 32 % pour l’année.
Aucun fait marquant spécifique à l’entreprise n’a été annoncé la semaine dernière, et l’action semble avoir poursuivi sa tendance haussière amorcée la semaine précédente lors de l’annonce d’une réorganisation majeure de sa direction. Dans le cadre de ce remaniement, Steve McCann, recruté pour diriger l’entreprise à travers sa crise financière et son plan de redressement, a démissionné de son poste de PDG. En parallèle, Bruce Mathieson Jnr a été nommé nouveau PDG, tandis que Soo Kim, président de Bally’s Corporation basé aux États-Unis, est devenu le nouveau président du conseil d’administration. Ces changements interviennent un mois après que Star a obtenu les approbations réglementaires nécessaires pour convertir un investissement de 300 millions de dollars australiens de Bally’s Corporation en actions.
Light & Wonder Inc. (ASX: LNW) a progressé de 9,01 %. Grâce à ces gains, LNW, qui s’est retiré des marchés américains au profit de sa cotation principale en Australie, affiche désormais une hausse respectable de 15 % pour l’année. L’entreprise a été agressive dans le rachat de ses actions, ce qui semble avoir conduit à ses récents gains.
En ce qui concerne Century Casinos (NYSE: CNTY), l’action a progressé de 7,69 % après une année difficile marquée par la perte de plus de la moitié de sa capitalisation boursière. Cette hausse semble être un rebond technique plutôt qu’un signe de changement fondamental. Les performances récentes de Century Casinos ont été désastreuses, avec des résultats financiers décevants au troisième trimestre.
D’un autre côté, Skillz (NYSE: SKLZ) a chuté de 9,5 %, se positionnant comme le plus grand perdant de la semaine. La société, anciennement chérie des actions « meme », a vu son action atteindre un sommet en 2025 avant de perdre plus de 46 %. La démission de son directeur financier et la publication retardée de ses rapports financiers ont ajouté à la pression baissière sur le titre.
Le Rank Group (LSE: RNK), quant à lui, a vu son action chuter de plus de 4 %, réduisant ses gains annuels à 17,2 %. Cette perte découle d’une fraude de paiement dans ses activités espagnoles, mettant en lumière des failles dans les contrôles internes de l’entreprise.
Playtika Holdings (NYSE: PLTK) a également baissé de 3,4 %, les inquiétudes persistant sur le déclin des revenus de ses jeux de casino sociaux matures. L’action a subi une pression supplémentaire en raison de la récolte fiscale des pertes, une pratique courante en fin d’année.
Parallèlement, le secteur des jeux a continué à évoluer, avec le lancement de la plateforme FanDuel Predicts par FanDuel et l’acquisition de The Clearing Company par Coinbase, renforçant ainsi sa position sur les marchés de prédiction. En revanche, au Japon, les législateurs ont réitéré leur opposition à la légalisation des paris sportifs, invoquant des préoccupations de manipulation et de protection des athlètes, ce qui pourrait freiner un marché potentiel de plusieurs milliards de dollars.
Tandis que les marchés financiers atteignent de nouveaux sommets, les actions de jeux semblent traverser une phase de turbulence, illustrant la volatilité inhérente à ce secteur. D’une part, les gains récents de certaines entreprises montrent des signes d’optimisme, mais d’autre part, les défis structurels et les incertitudes réglementaires continuent d’inquiéter les investisseurs.

Luc Lemaire est un blogueur passionné qui adore écrire sur les casinos et l’industrie du jeu. Joueur à temps partiel depuis plusieurs années, il est fasciné par la psychologie du jeu.