Acte Bipartisan Pour Restaurer La Déduction Complète Des Pertes De Jeu

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Le 12 janvier 2026, le représentant Steven Horsford (D-NV) a annoncé sur X que lui et le représentant Max Miller (R-OH) ont présenté la loi Full House visant à annuler le plafonnement à 90 % des déductions de pertes de jeu, instauré par la loi One Big Beautiful Bill Act de l’année dernière. Cette proposition rétablirait la règle de longue date permettant aux contribuables de déduire leurs pertes de jeu jusqu’à concurrence de leurs gains. Actuellement, la législation en vigueur depuis le 1er janvier 2026 pourrait forcer certains joueurs à payer des impôts sur des gains théoriques, même si leurs pertes dépassent leurs gains ou les laissent en déficit à la fin de l’année.

Horsford souligne que « taxer des gens sur de l’argent qu’ils n’ont jamais vraiment gagné est fondamentalement injuste. » De son côté, Miller décrit le projet de loi comme étant une question de « justice élémentaire dans le code fiscal », ajoutant que « les Américains ne devraient pas être imposés sur de l’argent qu’ils n’ont pas réellement emporté chez eux. »

L’American Gaming Association, acteur clé dans le lobbying pour l’abrogation du plafonnement à 90 %, a exprimé son soutien sur X, qualifiant le rétablissement de la déduction fiscale à 100 % comme une « priorité absolue » et décrivant le Full House Act comme « un progrès important dans cet effort bipartite et bicaméral. »

En juillet dernier, la représentante Dina Titus (D-NV) avait été la première membre du Congrès à s’attaquer à ce plafonnement en introduisant le Fair Bet Act en juillet 2025. Tant Horsford que Miller siègent au sein de l’influente Commission des voies et moyens de la Chambre, qui supervise la politique fiscale fédérale, ce qui pourrait donner à leur projet de loi un chemin plus direct à travers la Chambre que celui de Titus.

Afin d’accélérer la proposition, Horsford et Miller adoptent une approche à deux volets : introduire un projet de loi autonome et déposer le même texte en tant qu’amendement bipartite au minibus des services financiers et des affaires générales, que la Commission des règles de la Chambre des représentants doit examiner le mardi 13 janvier. Cette démarche pourrait être un raccourci potentiel, car les projets de loi fiscaux autonomes restent souvent en commission pendant des mois. Attacher la correction à un véhicule législatif en cours, en particulier un qui est déjà en mouvement, est une façon d’accélérer son avancée ou même d’incorporer les changements dans le paquet procédural qui régit le débat en plénière.

Voici comment pourrait se dérouler le processus d’amendement alors que le minibus progresse à travers la Chambre :

La Commission des règles fixe les termes des amendements autorisés en plénière. Si elle rend un amendement « en ordre », celui-ci peut être voté pendant l’examen en Chambre du projet de loi sous-jacent. Dans certains cas, la commission peut structurer la règle de sorte que le changement prenne effet automatiquement lorsque la Chambre adopte la règle, ce qu’on appelle une règle « auto-exécutoire », qui peut éviter la nécessité d’un vote séparé sur l’amendement.

Même avec un amendement annexé, rien n’est garanti. La Commission des règles peut l’autoriser, le bloquer ou l’intégrer autrement dans le processus. Cependant, le fait que le texte soit présenté à la fois comme un projet de loi et un amendement indique que ses partisans souhaitent que le Congrès agisse sur celui-ci rapidement.

Le Full House Act ne semble pas être un remplacement pour le Fair Bet Act de Titus, et elle n’a pas encore commenté la nouvelle législation proposée. Les deux projets de loi semblent plutôt poursuivre un objectif similaire : annuler la limitation à 90 % par le biais de stratégies parallèles. Le projet de loi de Titus est présenté comme une solution directe pour restaurer la déduction complète et a reçu un soutien bipartisan, y compris un coparrainage républicain récent, celui du représentant Tom Cole (R-OK). L’initiative de Miller et Horsford ajoute un autre véhicule bipartite, ainsi qu’une voie procédurale liée au processus d’amendement du minibus.

Une version sénatoriale du Full House Act a déjà été introduite et renvoyée au Comité des finances du Sénat, offrant aux partisans une piste bicamérale alors que le projet de loi de la Chambre et l’amendement du minibus progressent. Ce que nous surveillerons dans les jours à venir est de voir ce que la Commission des règles fait avec l’amendement et si les dirigeants de la Chambre traitent cela comme une correction technique bipartite simple, qui pourrait être intégrée dans un ensemble plus large sans rouvrir une plus grande bataille fiscale.

Si le projet de loi avance, les étapes suivantes sont claires : les dirigeants de la Chambre décideront s’il faut inclure la correction dans le minibus lorsqu’il se dirigera vers la plénière, et le Sénat décidera s’il fait avancer son projet de loi compagnon ou accepte l’approche de la Chambre.

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