Scandale de jeux illégaux parmi les forces de police japonaises

Accueil » Scandale de jeux illégaux parmi les forces de police japonaises

En février 2026, les procureurs japonais ont annoncé une enquête sur trois officiers de police accusés d’avoir joué au mahjong pendant leurs heures de service. Ce jeu de tuiles, bien que culturellement enraciné, prend une tournure controversée lorsque les agents de la force publique décident d’y consacrer leur temps de travail.

Parmi les suspects figure un sergent de police de 41 ans, qui a reconnu les faits, selon le journal japonais Chunichi Shimbun. Ce sergent, avec ses deux collègues, était affecté à la division des affaires communautaires du poste de police de Tsushima, sous la juridiction de la préfecture d’Aichi.

Suite à ces révélations, le sergent a été suspendu pour une période de six mois. Les deux autres agents ont reçu une sanction d’un mois chacun. Le sergent a par la suite démissionné de son poste, une décision volontaire prise après sa suspension, ce qui met en lumière les conséquences sérieuses de leurs actions.

Il a confié aux enquêteurs avoir initié ces sessions de jeu pour « passer le temps pendant les heures de travail ». Une déclaration qui met en exergue un manque apparent de vigilance et de discipline au sein des forces de l’ordre.

Akira Kasuga, le chef inspecteur de la préfecture, a exprimé son indignation face à cet incident : « C’est un comportement inacceptable pour des officiers de police. Nous présentons nos sincères excuses pour cet incident. » Cette déclaration souligne le choc et l’embarras ressentis par la hiérarchie policière.

Les enquêteurs ont découvert que ce trio avait participé à des jeux de mahjong pour de l’argent au moins 50 fois entre juillet et octobre 2024. Les jeux avaient lieu dans des postes de police et autres emplacements sous la juridiction du poste de Tsushima, avec des mises de 500 yens (environ 3,25 dollars) par main. Au total, les agents auraient joué au moins 300 mains. Au début, les enjeux se limitaient à des cartons de jus et des cigarettes, avant d’évoluer vers des mises en espèces.

Dans le même contexte, cinq autres officiers âgés de 30 à 40 ans ont également été réprimandés pour des accusations liées aux jeux d’argent. Ceux-ci auraient acheté des billets pour des courses de chevaux et de kyotei (courses de bateaux) pendant leurs heures de service.

Les investigations ont aussi conduit à des mesures disciplinaires contre 11 autres officiers supérieurs pour avoir manqué à leurs responsabilités de supervision. En tout, 19 personnes ont été disciplinées cette année pour des activités liées aux jeux d’argent, marquant le deuxième chiffre le plus élevé depuis le début des enregistrements en 2001.

Ce scandale suit de près une autre affaire concernant un lieutenant de la police de la préfecture d’Okinawa. Cet officier, dont le nom n’a pas été divulgué, a démissionné après avoir admis avoir placé de nombreux paris sur un site de courses de chevaux non autorisé entre avril 2024 et avril 2025. Les enquêteurs affirment que l’homme avait dépensé environ 9,75 millions de yens (plus de 62 000 dollars) en paris.

« Au début, je ne réalisais pas que ce que je faisais était illégal, » a déclaré cet ancien officier. « Ce n’est que plus tard, en apprenant par les médias et d’autres sources, que j’ai compris son illégalité. Mais je ne pouvais pas m’arrêter. »

Ces incidents soulèvent des questions sur l’intégrité et la vigilance des forces de police au Japon. Alors que certains voient cela comme une indication d’une culture de permissivité, d’autres soulignent la nécessité d’un renforcement des protocoles de surveillance et de discipline. Pourtant, la tolérance zéro affichée par les autorités montre une volonté de redresser la barre et de rétablir la confiance publique. La réponse rapide et les mesures disciplinaires prises reflètent un engagement à maintenir des normes élevées de conduite parmi les forces de l’ordre.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *