Les actions de jeux d’argent voient Playtech en tête des gains tandis que Bally’s Corporation chute

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La semaine dernière, le fonds Roundhill Sports Betting & iGaming ETF, qui investit dans un panier d’entreprises de jeux, a augmenté de 2,3 %, surpassant l’indice S&P 500. La performance notable de certaines sociétés a marqué cette progression, notamment Playtech Plc et Betr Entertainment qui ont affiché de solides gains, tandis que Bally’s Corporation et Penn Entertainment ont enregistré des baisses significatives.

Playtech Plc (LSE: PTEC) a connu une augmentation impressionnante de 17,44 % de ses actions la semaine dernière, portant à 32 % sa hausse depuis le début de l’année. Cette performance est principalement due à une annonce de résultats du premier semestre bien au-delà des attentes du marché. La société prévoit un EBITDA ajusté pour l’année 2026 d’au moins 270 millions d’euros, soit une augmentation de 37 % par rapport à l’année précédente. Ce chiffre dépasse largement le consensus des analystes qui s’attendait à des bénéfices compris entre 205 et 225 millions d’euros.

Le succès de Playtech a été porté par d’excellents résultats aux États-Unis et une forte présence au Mexique, en Colombie et sur certains marchés européens. Aux États-Unis, le partenariat avec Hard Rock Digital a joué un rôle clé. Toutefois, Playtech a mis en garde sur le fait que les revenus futurs avec cet opérateur pourraient être à un niveau moins élevé mais plus durable à partir de la seconde moitié de 2026.

Betr Entertainment (ASX: BBT) a vu son action grimper de plus de 15 %, réduisant ses pertes annuelles à environ 5 %. Le 6 juillet, l’entreprise a annoncé le déplacement de son siège social du Territoire du Nord vers la Tasmanie après avoir obtenu une nouvelle licence de jeu de cinq ans. Ce déménagement est jugé bénéfique sur le plan financier et réglementaire, bien qu’il suscite des débats politiques. Certains réclament un régulateur national pour uniformiser le cadre réglementaire, tandis que d’autres, comme Responsible Wagering Australia, saluent cette décision.

Pendant ce temps, Bragg Gaming (NYSE: BRAG) a également enregistré près de 15 % de hausse après avoir annoncé une série de mesures opérationnelles, incluant une réduction de 19 % de son personnel mondial. Ces mesures devraient générer des économies annuelles de 6 millions d’euros. Le PDG de Bragg a exprimé que ces actions visaient à renforcer la discipline et la génération de liquidités, notant une tendance à des licenciements dans le secteur du jeu.

En revanche, Bally’s Corporation (NYSE: BALY) a subi une chute de 12,31 %, marquant la plus grande perte parmi les valeurs de jeux la semaine dernière. Bien qu’aucune nouvelle spécifique n’explique cette baisse, des inquiétudes croissantes entourent son ambitieux calendrier d’expansion, notamment des développements à long terme à Chicago et à New York qui pourraient mettre à mal sa santé financière à court terme. Fitch a d’ailleurs abaissé sa perspective sur Bally’s de “stable” à “négatif”, soulignant des ratios d’endettement élevés et des déficits de trésorerie à court terme.

Penn Entertainment (NYSE: PENN) a vu ses actions baisser de plus de 7 %, après une performance positive en début d’année. Cette baisse pourrait être attribuée à des prises de bénéfices suivant une série de hausses générées par une vague d’activités de fusion et acquisition dans le secteur des casinos.

Dans le cadre des développements majeurs du marché des jeux la semaine dernière, les régulateurs de l’Ohio ont proposé d’interdire l’utilisation des cartes de crédit pour les paris sportifs afin d’aligner l’état sur neuf autres qui ciblent les risques associés au crédit. À l’échelle nationale, des banques de Wall Street comme Goldman Sachs et Bank of America ont intégré dans leurs codes de conduite des règles interdisant les paris sur les événements politiques et financiers, bien que cela reste autorisé pour le divertissement et les sports.

Par ailleurs, le marché des prédictions est confronté à des accusations de délit d’initié, avec l’Arizona signant une loi pionnière interdisant cette pratique. La tension entre les états et la CFTC concernant la régulation des marchés de prédictions continue de croître, avec des implications possibles pour la Cour suprême.

Enfin, l’investisseur Michael Burry a révélé avoir pris des positions dans DraftKings et Flutter Entertainment, exprimant sa conviction que le climat politique ne tolérera pas les marchés de prédictions à long terme. Il anticipe que ceux-ci seront un jour soumis à la réglementation et à la fiscalité, ce qui pourrait changer la donne pour les entreprises de jeux traditionnelles.

Pour les investisseurs en jeux, l’attention cette semaine devrait se porter sur les appels de résultats des grandes banques, qui fourniront des perspectives essentielles sur la santé du consommateur américain, même si aucune grande entreprise de jeux ne publiera de résultats cette semaine.

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