Enquête Révèle Plus de 2% d’Enfants du Primaire Jouant en Ligne en Corée du Sud

Accueil » Enquête Révèle Plus de 2% d’Enfants du Primaire Jouant en Ligne en Corée du Sud

En février 2026, une enquête majeure menée par l’Agence de Police Métropolitaine de Séoul a révélé que plus de 2 enfants sur 100 dans les écoles primaires de Séoul, en Corée du Sud, ont déjà expérimenté le jeu d’argent. Ce chiffre représente une augmentation de 0,6% par rapport aux 1,5% rapportés l’année précédente. Cette tendance alarmante souligne l’entrée précoce des enfants dans le monde du jeu, beaucoup d’entre eux ayant placé leur premier pari dès la cinquième année du primaire.

Ce sondage, le plus grand de ce genre, a été réalisé sur une période d’environ sept semaines, de fin octobre à début décembre 2025, et a interrogé 34 779 élèves de Séoul, couvrant les niveaux du primaire, du collège et du lycée. Le rapport précédent, publié en janvier 2025, s’appuyait sur un échantillon beaucoup plus réduit de 10 685 jeunes.

Les résultats démontrent une tendance préoccupante : les jeunes joueurs commencent de plus en plus tôt, et 70% des joueurs identifiés sont des garçons. Le phénomène ne se limite pas aux paris en ligne, bien que trois quarts des jeunes joueurs utilisent internet pour parier, particulièrement sur les tournois d’e-sport. Les casinos en ligne et les sites de paris sportifs illégaux sont également populaires.

Une grande partie des jeunes a cité les « recommandations d’amis et de pairs » comme principale raison pour débuter le jeu, suivie par l’influence des publicités de jeux d’argent sur les réseaux sociaux et les plateformes de streaming. Les garçons sont principalement attirés par l’adrénaline et la compétition, alors que les filles mentionnent souvent une recherche d’appartenance sociale.

Un autre élément préoccupant est l’accessibilité des pubs offrant des expériences de jeu, comme les pubs de hold ’em, où les jeunes peuvent vivre des sensations de pari sans argent réel. Bien que ces établissements soient interdits aux moins de 19 ans, des contrôles récents ont révélé des infractions, certains offrant secrètement des paris en argent réel.

Financièrement, 76% des jeunes joueurs utilisent leur argent de poche ou leurs économies personnelles pour parier. Cependant, près de 10% admettent utiliser les comptes bancaires ou les cartes de crédit de leurs parents, et un petit nombre finance ses habitudes de jeu par des revenus de petits boulots ou en extorquant de l’argent à d’autres étudiants.

L’aspect le plus troublant est que 14% des jeunes avouent s’endetter pour financer leur jeu. Les prêts sont souvent contractés auprès d’amis et de la famille, mais certains ont recours à des usuriers, un phénomène en augmentation selon les régulateurs financiers.

Face à cette crise, les autorités prennent des mesures rigoureuses. « Le problème du jeu chez les jeunes n’est pas qu’un problème personnel, c’est un problème social sérieux qui peut détruire des individus et même des familles, » a souligné Park Jeong-bo, le Commissaire Général de l’Agence de Police Métropolitaine de Séoul. Pour protéger les jeunes, les autorités se concentrent sur la répression des fournisseurs de jeux d’argent illégaux et mettent en place des séances de prévention et de traitement.

Néanmoins, il existe un point de vue différent. Certains experts estiment que la répression ne suffira pas et soulignent la nécessité d’une approche éducative plus large. Ils préconisent d’enseigner aux jeunes les dangers potentiels du jeu dès un âge précoce et d’encourager des activités alternatives plus saines et enrichissantes.

L’année dernière, des législateurs ont révélé que plusieurs élèves du primaire ont déjà reçu un traitement pour addiction au jeu, soulignant l’urgence d’une action collective pour résoudre cette crise croissante.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *