Le 29 décembre 2025, le Scotts Valley Band of Pomo Indians a confirmé son intention d’ouvrir un casino temporaire sur ses terres de fiducie à Vallejo, en Californie. Cette décision intervient alors que son projet de casino plus vaste dans la région de la baie est soumis à un nouvel examen fédéral et fait face à plusieurs défis juridiques.
Dans une déclaration adressée au Daily Republic, la tribu a réfuté les récentes rumeurs selon lesquelles elle aurait installé des machines à sous dans son bâtiment modulaire sur le site. Elle a également précisé ses intentions pour cette installation de jeu provisoire. « La tribu prévoit d’exploiter un nombre limité de machines de jeu de classe II sur ses terres tribales souveraines, en réutilisant les bâtiments modulaires existants sur le site pour servir de casino, » a déclaré le communiqué.
L’ouverture de cette installation temporaire est prévue pour janvier 2026.
Le président de Scotts Valley, Shawn Davis, a décrit le casino temporaire comme un moyen de progresser économiquement tandis que le projet plus ambitieux reste en cours d’examen. « Cette installation nous permettra d’exercer nos droits de jeu et d’offrir une opportunité économique significative pour nos membres et tous les résidents de Vallejo pendant que nous travaillons sur notre installation permanente, » a-t-il déclaré dans le communiqué. Critiquant l’opposition au projet, il a ajouté : « Nous avançons malgré l’opposition trompeuse d’une petite poignée d’opérateurs de casinos cupides dirigés par Cache Creek. »
Le casino de prévisualisation prévu exploitera des machines de jeu de classe II, une catégorie qui ne nécessite généralement pas de pacte de jeu avec l’État et qui inclut des appareils électroniques basés sur le bingo qui ressemblent à des machines à sous.
L’annonce de la tribu intervient alors que le Département de l’Intérieur des États-Unis poursuit un examen renouvelé pour déterminer si le site de Vallejo est éligible pour le jeu en vertu de l’Indian Gaming Regulatory Act (IGRA). Plus tôt en décembre, le DOI a informé la tribu que sa décision initiale d’éligibilité au jeu « aurait pu être fondée sur une erreur juridique. » L’agence fédérale a averti que l’approbation antérieure ne devait pas être considérée comme acquise pendant cette réévaluation.
Cet examen suit un jugement de la cour en octobre qui a réaffirmé l’autorité de l’agence à réévaluer le projet, tout en critiquant le DOI pour avoir retiré l’éligibilité au jeu de Scotts Valley sans préavis approprié. La décision a préparé le terrain pour un examen fédéral renouvelé, tout en n’interdisant pas à la tribu d’utiliser légalement ses terres de fiducie à titre provisoire.
En parallèle de l’examen fédéral, Scotts Valley est engagé dans un litige lié au projet de Vallejo. Début décembre, la tribu a déposé des requêtes pour rejeter trois poursuites fédérales intentées par des tribus rivales. Les plaintes visent à stopper la progression du projet en contestant la décision de mise en fiducie des terres. Les motions ciblent des affaires portées par la Yocha Dehe Wintun Nation, la Kletsel Dehe Wintun Nation (Cortina Rancheria), et la United Auburn Indian Community (Auburn Rancheria). Ces trois tribus soutiennent que le DOI a commis une erreur lorsqu’il a approuvé le terrain de Vallejo pour Scotts Valley plus tôt cette année, arguant que Scotts Valley n’a pas de liens historiques suffisants avec la région de Vallejo. Cette question recoupe l’analyse des terres restaurées actuellement examinée par le DOI.
Le prochain jalon immédiat sera de savoir si Scotts Valley peut ouvrir le casino temporaire selon le calendrier de janvier annoncé. À plus long terme, le sort du complexe prévu par la tribu à Vallejo dépendra du résultat de l’examen renouvelé du DOI et de la résolution des défis juridiques en cours. Pour l’instant, le casino temporaire manifeste l’intention de la tribu de maintenir un élan sur le site.
Ce développement survient dans un contexte où le marché des jeux en Californie est en pleine expansion, avec de nombreux acteurs cherchant à étendre leur présence dans cet État au potentiel économique considérable. Cependant, certains critiques remettent en question la nécessité d’ajouter de nouveaux établissements de jeu, soulignant les préoccupations liées à la saturation du marché et à l’impact socio-économique potentiel.
La controverse entourant le projet de Scotts Valley met en évidence les défis complexes auxquels font face les tribus dans la mise en œuvre de projets de jeux sur des terres en fiducie. Alors que les jeux de classe II offrent une voie plus accessible juridiquement pour les tribus, le processus d’acquisition et de validation des terres demeure complexe et souvent contentieux. En fin de compte, le succès du projet pourrait dépendre de la capacité de Scotts Valley à naviguer dans ce paysage légal et réglementaire tout en consolidant un soutien local suffisant pour sa vision à long terme dans la région de la baie.

Luc Lemaire est un blogueur passionné qui adore écrire sur les casinos et l’industrie du jeu. Joueur à temps partiel depuis plusieurs années, il est fasciné par la psychologie du jeu.