En 2026, l’expansion des jeux de hasard pourrait de nouveau être au cœur des discussions en Alabama. Phillip Ensler, représentant de l’État, a exprimé son intention de promouvoir une législation sur le jeu s’il est élu lieutenant-gouverneur, considérant cette question à la fois comme une amélioration de la qualité de vie et une source potentielle de revenus pour l’État.
Ensler a pris position dans l’un des premiers signaux de haut niveau indiquant que le débat sur les paris sportifs, une loterie d’État et des droits de jeu élargis pourrait refaire surface, bien que les efforts législatifs en 2025 n’aient pas réussi à progresser.
Lors d’une interview avec l’Alabama Political Reporter, Ensler a exposé ses priorités politiques générales, notamment la santé, l’éducation et la santé mentale. Il a ensuite abordé le sujet du jeu, expliquant que le bureau du lieutenant-gouverneur pourrait jouer un rôle clé pour relancer les discussions au point mort. Il a décrit l’utilisation du bureau comme une « tribune influente » pour faciliter les discussions et favoriser le consensus sur la législation relative aux jeux de hasard. Sur la réforme du jeu en particulier, Ensler a commenté : « J’entends des gens de tout l’État — démocrates, républicains, blancs, noirs, pauvres, plus aisés — qui disent que c’est fou que nous n’ayons pas de loterie d’État… nous perdons des centaines de millions de dollars qui pourraient être utilisés pour l’éducation ou… les soins de santé. »
Il a également précisé qu’il n’exercerait pas de pression sur les législateurs pour qu’ils soutiennent la légalisation des jeux de hasard de manière oppressive, mais plutôt de façon constructive en disant : « Hé, mettons-nous ensemble pour résoudre ce problème. »
L’Alabama se distingue comme l’un des États les plus limités en matière de jeux. Il fait partie des rares États à ne pas avoir de loterie d’État, la tentative la plus proche d’une légalisation remontant à 1999, lorsque les électeurs l’ont rejetée lors d’un référendum. L’État ne propose pas non plus de jeux de casino commerciaux ou de paris sportifs. L’activité de jeu se limite aux casinos de classe II des tribus Poarch Band of Creek Indians, qui offrent des jeux de bingo électroniques semblables à des machines à sous.
Toute expansion nécessiterait que la législature de l’État adopte un amendement constitutionnel, qui serait ensuite soumis à l’approbation des électeurs.
En 2024, l’Alabama a connu sa tentative la plus sérieuse de réformer ses lois sur le jeu. Cette année-là, la Chambre des représentants a mené une poussée législative et a adopté deux projets de loi complets sur le jeu, incluant une loterie, les paris sportifs, des casinos commerciaux et permettant aux casinos tribaux d’opérer comme des casinos à part entière. Cependant, le Sénat a rejeté ces mesures et a proposé une alternative incluant la loterie et permettant aux casinos tribaux existants de fonctionner comme des casinos complets, mais supprimant les paris sportifs et les casinos commerciaux, les remplaçant par des paris hors-piste et des machines de courses de chevaux historiques. La Chambre a rejeté la proposition du Sénat et un comité de conférence bicaméral a été formé pour parvenir à un compromis, qui a principalement retiré les paris sportifs du paquet. La Chambre a adopté le compromis, mais le Sénat l’a rejeté d’une voix, mettant fin à l’effort.
En 2025, l’élan s’est estompé et aucun vote n’a eu lieu. La tribu Poarch Band of Creek Indians a continué à plaider pour une réforme du jeu et a exprimé sa volonté de collaborer avec les législateurs. Cependant, plusieurs figures clés de l’effort de 2024 ont reconnu qu’il n’y a pas suffisamment de soutien. Des projets de loi concurrents incluant des dispositions telles que les paris sportifs et une loterie ont été introduits, mais ils ont stagné dans les comités, principalement en raison du leadership du Sénat indiquant que la chambre ne discuterait pas des projets de loi sur le jeu en raison de questions jugées prioritaires.
Les commentaires d’Ensler arrivent alors que l’attention se tourne vers 2026. Il est incertain que les législateurs des deux chambres revisitent la question, avec la Chambre indiquant que le Sénat doit initier une proposition. Si Ensler parvient à devenir lieutenant-gouverneur, il deviendrait le président du Sénat de l’Alabama. Cependant, il n’assumerait ce rôle qu’en 2027, ce qui signifie que son influence en 2026 se limiterait à fixer l’ordre du jour et à se positionner au niveau des campagnes, plutôt qu’à une action législative directe.
Ainsi, 2026 pourrait devenir une année de transition pour la réforme du jeu en Alabama, notamment alors que les législateurs se concentrent sur les campagnes étatiques et législatives. D’un autre point de vue, certains analystes estiment que les priorités budgétaires et les préoccupations relatives à la régulation pourraient freiner l’élan jusqu’à ce que des compromis viables soient envisageables.

Luc Lemaire est un blogueur passionné qui adore écrire sur les casinos et l’industrie du jeu. Joueur à temps partiel depuis plusieurs années, il est fasciné par la psychologie du jeu.