George Cottrell, connu pour ses paris à haut risque, a de nouveau attiré l’attention lorsque des informations ont révélé qu’il avait misé près de 9 millions de dollars sur la victoire de Donald Trump aux élections de 2024. Ces fonds, dont la provenance est désormais scrutée de près, ont suscité de nombreuses questions. En octobre 2024, peu après avoir rejoint la plateforme Polymarket, Cottrell a placé un pari de 8,8 millions de dollars sur Trump, qui lui a rapporté 13,3 millions de dollars, générant ainsi un profit de 4,46 millions de dollars.
Selon le Financial Times, 7 millions de dollars utilisés pour ce pari provenaient d’un portefeuille crypto sur l’échange OKX, tandis qu’une somme supplémentaire de 1,83 million de dollars provenait d’un portefeuille sur l’échange ChangeNOW. Après sa victoire, Cottrell a transféré 13 millions de dollars de retour vers OKX et 282 000 dollars vers ChangeNOW, ce qui soulève des interrogations sur l’origine de l’argent et la destination des profits.
L’historique de Cottrell en tant que frontman pour des syndicats de paris, notamment celui de Tony Bloom, ajoute à la complexité. Bien que le compte Polymarket ait peine à générer des profits récemment, enregistrant une perte de plus d’un million de dollars au cours des derniers mois, certains se demandent si Cottrell choisit lui-même les positions.
Des documents judiciaires liés à un procès contre Bloom révèlent que Cottrell a déjà subi de grandes variations entre gains et pertes. Dans le premier mois, ses paris avaient perdu 10 millions de livres sterling (13,67 millions de dollars), mais son compte a rapidement rebondi, atteignant plus de 3 millions de dollars de profits en trois mois. Les gains étaient répartis entre le syndicat (60 %), Cottrell (33 %) et Ryan Dudfield (7 %). Dudfield a d’ailleurs intenté un procès contre Bloom, affirmant qu’il lui était encore dû de l’argent, une accusation que Bloom rejette.
Sur un autre front, les finances de Cottrell ont été mises sous les projecteurs après qu’il ait financé des dépenses et des campagnes pour le leader de Reform UK, Nigel Farage. Cottrell a été accusé d’organiser un réseau de dons non déclarés pour soutenir les campagnes électorales de Farage. Après avoir encaissé les gains des paris sur Trump, il a financé un voyage de Farage à Palm Beach pour rencontrer Elon Musk et discuter d’un potentiel don à Reform. Il a également pris en charge un déjeuner avec Farage et des donateurs potentiels de Reform.
Face aux questions croissantes sur le financement de ses campagnes, Farage a démissionné de son siège de député, avant de se représenter, ce que les partis rivaux considèrent comme une manœuvre politique. Le milliardaire Christopher Harborne, un donateur de Reform, aurait également offert à Farage un cadeau non déclaré de 6,67 millions de dollars.
En réponse aux révélations médiatiques de ses finances, Cottrell a appelé l’Agence nationale de la criminalité (NCA) à enquêter sur une fuite potentielle de ses informations financières privées. Il a écrit à Graeme Biggar, directeur général de la NCA, exprimant son inquiétude quant à une possible divulgation non autorisée d’informations confidentielles. Il déclare : « L’utilisation d’informations financières confidentielles dans le domaine public pour cibler un individu privé soulève d’importantes inquiétudes concernant la confiance du public envers les institutions responsables de la protection de ces informations. »
En dépit des soupçons, certains experts soulignent qu’il est essentiel de maintenir un équilibre entre la transparence financière et la protection de la vie privée. Toutefois, d’autres insistent sur la nécessité d’une surveillance rigoureuse pour assurer l’intégrité des marchés financiers, en particulier face à l’usage croissant des cryptomonnaies dans les transactions de grande envergure. Cottrell semble déterminé à défendre ses intérêts, tout en naviguant dans un environnement économique mondial en constante évolution.

Luc Lemaire est un blogueur passionné qui adore écrire sur les casinos et l’industrie du jeu. Joueur à temps partiel depuis plusieurs années, il est fasciné par la psychologie du jeu.