Le 27 juillet 2026, les régulateurs du Nevada ont approuvé des plans qui pourraient voir les opérateurs de casinos MGM Resorts International et Caesars Entertainment quitter la bourse, marquant potentiellement la fin d’une époque pour ces géants du Strip de Las Vegas. Depuis la fin des années 1990, MGM est coté à la Bourse de New York, tandis que Caesars a fait son entrée en bourse en 2012. Désormais, les deux entreprises sont ciblées par des offres de rachat par des acheteurs voulant les opérer en tant que sociétés privées.
La Commission des jeux du Nevada a voté à l’unanimité la modification des permis et des ordres d’enregistrement pour les deux sociétés, selon un rapport du Las Vegas Review-Journal. Cette décision intervient dans un contexte de baisse drastique des revenus des casinos du Strip, qui ont chuté de 81 % en 2025, nourrissant des inquiétudes quant à une éventuelle crise à long terme pour ce centre névralgique du jeu aux États-Unis.
Si les deux transactions de rachat se concrétisent, cela marquera la fin d’une ère pour Las Vegas. Ensemble, Caesars et MGM gèrent un total de 18 établissements sur le Strip. Cette transformation s’inscrit dans une série de changements récents, comme la vente par Las Vegas Sands de ses actifs du Strip pour 6,4 milliards de dollars en décembre 2023.
Lors de la réunion de la semaine dernière, la commission du Nevada a approuvé les offres de placement en rayon pour Caesars et MGM. Dans le domaine financier, les offres en rayon permettent aux entreprises d’enregistrer de nouveaux titres sans être obligées de les vendre immédiatement. Cette stratégie offre une flexibilité de trois ans pour mobiliser des fonds sans enfreindre les protocoles de la Securities and Exchange Commission.
Pris dans cette dynamique, Caesars a déjà approuvé une offre de rachat de Fertitta Entertainment, le propriétaire du Golden Nugget. Le régulateur du Nevada a également approuvé des licences pour deux membres du conseil d’administration de Fertitta : Richard Liem, directeur financier, et Steven Scheinthal.
De son côté, MGM Resorts continue de réfléchir à une offre de rachat de People Inc., dirigé par le milliardaire Barry Diller. Chandler Pohl, vice-président et conseiller juridique de MGM, a refusé de commenter l’avenir des opérations de MGM sous la direction de Diller, mais a indiqué que des développements sont attendus lors de l’appel aux résultats du deuxième trimestre de l’entreprise, prévu pour le 29 juillet.
En parallèle, l’avenir des opérations d’Asie de l’Est de MGM reste incertain. MGM Resorts est également la société mère de MGM China, cotée sur la Bourse de Hong Kong et opérant à Macao. La construction du MGM Osaka est en cours et devrait devenir le premier casino du Japon en 2030. Cependant, le conseil d’administration de MGM Resorts n’a pas encore approuvé l’offre de rachat de Diller à 48,30 $ par action. Le 27 juillet, avant l’ouverture du marché, le prix des actions de MGM Resorts a continué de glisser, après une chute de 8,4 % le mois passé, mais a rebondi à plus de 45,75 $ une fois le marché ouvert. Les actions de MGM China ont connu une meilleure journée, clôturant avec une hausse de plus de 4 %.
Pendant que MGM et Caesars attendent leur sort, d’autres opérateurs américains cherchent à établir de nouveaux centres de jeu. Trois nouveaux casinos sont en cours de développement à New York, dont l’un est déjà partiellement ouvert. En parallèle, les casinos tribaux connaissent une augmentation de leurs revenus et du nombre de visiteurs, incitant les opérateurs à construire de nouveaux lieux de jeu dans plusieurs régions du pays. Tandis que les acteurs historiques se retirent, un vent de dynamisme souffle sur le secteur, soulignant la résilience et la capacité d’innovation du marché des jeux aux États-Unis.

Luc Lemaire est un blogueur passionné qui adore écrire sur les casinos et l’industrie du jeu. Joueur à temps partiel depuis plusieurs années, il est fasciné par la psychologie du jeu.