Rebond des Actions de Jeu : Envolée des Valeurs Clés Malgré la Guerre en Iran

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La semaine dernière, les marchés mondiaux ont rebondi dans l’espoir d’une désescalade dans la guerre en Iran. Le Roundhill Sports Betting & iGaming ETF, qui investit dans un panier d’entreprises de jeux, a grimpé de 3,4 %, une performance en ligne avec l’indice S&P 500.

Playtech Plc et DraftKings ont été parmi les principaux gagnants de cette semaine raccourcie par les vacances, tandis que Bally’s Corporation et The Star Entertainment Group ont été les principaux perdants.

Playtech Plc, coté à la Bourse de Londres (LSE: PTEC), a vu ses actions grimper de 19,24 %, marquant ainsi la plus forte hausse parmi les actions de jeux de la semaine. Malgré la tourmente sur les marchés plus larges, l’entreprise a prolongé ses gains depuis le début de l’année à un impressionnant 32 %. Aucune actualité significative n’a été rapportée concernant l’entreprise la semaine dernière, mis à part l’annonce qu’elle avait racheté plus de 1,4 million d’actions au 2 avril, dans le cadre de son programme de rachat d’actions annoncé fin mars. La semaine précédente, Playtech avait publié ses résultats du quatrième trimestre, révisant à la hausse ses prévisions d’EBITDA ajusté pour 2026 à au moins 195 millions d’euros, bien au-dessus du consensus des analystes de 177 millions d’euros.

Les investisseurs ont été encouragés par la performance exceptionnelle en Amérique du Nord, où les revenus aux États-Unis et au Canada ont augmenté de 126 %. La direction de Playtech a rassuré les investisseurs en affirmant que sa croissance en Amérique (Mexique et États-Unis) et sur d’autres marchés réglementés atténuerait l’impact des hausses fiscales au Royaume-Uni.

Du côté de DraftKings (NYSE: DKNG), l’action, qui avait été en baisse la majeure partie de l’année, a inversé sa tendance avec une hausse de près de 9 % la semaine dernière, réduisant ainsi ses pertes annuelles à environ 33 %. Cette hausse semble être un rebond technique, l’action étant survendue sur les graphiques après une forte baisse.

Malgré tout, les nouvelles entourant DraftKings ont été légèrement négatives, Interactive Games LLC, affiliée à Cantor Fitzgerald, ayant intenté une action en justice contre l’entreprise et FanDuel, alléguant une violation de brevets. Les analystes ont également continué de réduire les objectifs de prix de DraftKings. Cependant, Jordan Bender, analyste chez Citizens JMP, voit une lueur d’espoir, notant que le March Madness semblait être un événement neutre d’un point de vue résultat de jeu, ce qui pourrait légèrement favoriser les marges pour le trimestre.

Huya Inc (NYSE: HUYA) a également enregistré une progression de 8,6 %, figurant parmi les principaux gagnants de la semaine. Bien qu’aucune nouvelle majeure n’ait été communiquée, la hausse s’inscrit dans le contexte d’un rallye sur les marchés plus larges. Le mois précédent, le titre avait chuté suite à l’annonce d’une perte nette de 16,8 millions de dollars lors de la publication de ses résultats du quatrième trimestre.

Cependant, malgré les pertes, Huya disposait de 546 millions de dollars en liquidités et équivalents de trésorerie à la fin de 2025. Lors de l’appel de résultats, la société a annoncé un dividende spécial de 0,135 dollar par action et un nouveau plan de rachat d’actions de 50 millions de dollars.

Du côté des plus grands perdants, Bally’s Corporation (NYSE: BALY) a chuté de près de 15 % la semaine dernière, continuant sa série de mauvais résultats parmi les actions de jeux. L’action est désormais en baisse de plus de 41 % pour l’année. La semaine dernière, Stifel Nicholas a abaissé son objectif de prix sur l’action de 18 à 12 dollars, pesant sur le sentiment général. L’analyste Jeffrey Stantial a également exprimé des inquiétudes concernant le risque de financement de la société.

Bally’s a déjà fait face à plusieurs réductions d’objectifs de prix cette année. La semaine précédente, Truist avait abaissé son objectif de 18 à 13 dollars, citant une « liquidité limitée et un endettement élevé », ce qui a encore assombri le sentiment. Malgré une stratégie de redressement après la vente d’actifs internationaux à Intralot, le marché reste prudent quant à la stratégie de vente-bail utilisée pour financer la construction. Vendre les terrains sous ses casinos procure des liquidités immédiates mais crée des obligations de loyer à long terme qui pèsent sur les marges futures.

The Star Entertainment Group (ASX: SGR) a également continué sa course décevante, chutant de 8 % la semaine dernière, prolongeant sa baisse annuelle à 41 %. La semaine dernière, l’entreprise a officiellement finalisé la vente de sa participation de 50 % dans le projet Queen’s Wharf Brisbane à ses partenaires, Chow Tai Fook et Far East Consortium. Bien que l’accord élimine une dette de 1,4 milliard de dollars australiens associée au projet, il réduit également considérablement les revenus futurs de Star. Au lieu d’une part des bénéfices, The Star recevra désormais des honoraires de gestion fixes de 18 millions de dollars australiens par an, bien inférieurs aux estimations précédentes.

Sur le plan international, Gibraltar a accordé sa première licence de marché de prédiction à Predict Street, suscitant l’espoir que d’autres juridictions en Europe puissent formaliser cette industrie en plein essor. La Liga North America a officiellement annoncé un partenariat avec Polymarket, lançant de nouveaux partenariats à travers les États-Unis et le Canada, une première pour une ligue européenne de football.

Les données publiées par le Gaming Inspection and Coordination Bureau (DICJ) la semaine dernière ont montré que les revenus bruts des jeux de Macao pour mars 2026 ont atteint 22,61 milliards de MOP (environ 2,82 milliards de dollars US), reflétant une forte reprise après le creux post-nouvel an lunaire en février.

En regardant vers l’avenir, les investisseurs surveilleront de près les évolutions réglementaires dans le domaine des marchés de prédiction dans les semaines à venir, alors que la CFTC se bat contre les États pour la supervision réglementaire. Nous n’avons pas de résultats majeurs prévus cette semaine, mais la guerre en Iran est un élément que les investisseurs dans le secteur des jeux surveilleront de près, toute escalade pouvant entraîner une chute plus large du marché.

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