Le débat sur les casinos en ligne en Russie s’intensifie alors qu’un avocat appelle à pénaliser les utilisateurs

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Ce mois-ci, Ivan Kurbakov, avocat et homme politique russe, a provoqué une vive réaction en demandant au Kremlin d’amender les résidents russes utilisant des casinos en ligne. En Russie, les casinos en ligne sont illégaux, mais leur utilisation n’a pas encore été criminalisée.

Ruslan Suleimanov, dirigeant du bookmaker Tennisi, titulaire d’un permis, a déclaré à Bet On Mobile que la proposition de Kurbakov était « une mauvaise idée ». Selon lui, il faudrait s’attaquer aux organisateurs de ces activités illégales plutôt qu’aux utilisateurs. « Proposer de telles sanctions pourrait conduire à des amendes pour avoir simplement regardé YouTube ou utilisé un réseau social interdit », a-t-il déclaré.

Depuis plusieurs mois, les casinos en ligne sont devenus un sujet brûlant en Russie. Le ministère des Finances encourage la légalisation et la taxation des opérateurs, tandis que les législateurs accélèrent les ordres de blocage contre ces sites.

Ivan Kurbakov a suggéré d’imposer une « responsabilité administrative limitée » aux citoyens utilisant des casinos en ligne pour réduire la demande et ainsi les profits des criminels. Cependant, il a souligné que son idée ne sera efficace que si elle s’accompagne de mesures pour bloquer les transactions financières liées aux casinos en ligne. Il a également souligné l’importance d’améliorer les mécanismes d’identification des plateformes illégales et de renforcer les programmes de soutien pour les personnes souffrant d’addiction au jeu.

Cependant, les législateurs semblent privilégier la poursuite des opérateurs de casinos en ligne. Le sénateur Airat Gibatdinov a proposé d’augmenter l’amende maximale pour les opérateurs à 3 millions de roubles (plus de 40 000 dollars). En mars, il a exprimé son inquiétude face à l’augmentation du nombre de mineurs attirés par ces plateformes. « Les enfants n’ont pas d’argent à eux, ils ne peuvent payer leurs paris que par des moyens illégaux », a-t-il noté. Selon lui, la priorité devrait être de punir les opérateurs, pas les jeunes.

L’année dernière, Otsy Ryadom a demandé au gouvernement de suspendre temporairement la vente d’alcool pendant le conflit en Ukraine, soulignant que l’alcool pouvait affecter l’efficacité au combat des forces armées et la stabilité sociale.

Récemment, à Kirov, la police a arrêté un adolescent accusé de gérer une salle de jeu électronique près d’une grande gare, illustrant les défis posés par les jeux d’argent illégaux dans le pays.

Le débat continue de diviser, certains appelant à une approche plus compréhensive qui intègre à la fois la sanction des opérateurs illégaux et le soutien aux utilisateurs vulnérables. Le futur de l’industrie du jeu en Russie reste incertain, alors que les forces pro et anti-jeux d’argent continuent d’exercer une influence politique significative.

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